2010
Les Blondes s’en souviendront !

Je ne vous souhaite pas de tomber sous les griffes de Tao...

Cet être immonde pense à vous !
Hé hé hé !
....... voici une petite vidéo coquine à souhait!!!!! marrante,à regarder jusqu'au bout sans bouger!!!!Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr,on en redemanderait presque!! en tous les cas c'est bien trouvé.......Bisous ♥!!
Avant de débuter cette note un petit clin d'œil pour le seul site et forum en français sur Bat For Lashes, nous le devons à l'ami Miroku. Alors si vous voulez nous rejoindre pour tout savoir sur la fée Natasha Khan je vous mets l'adresse web ici :
http://thewizard.xooit.fr/portal.php
Pour
fêter 2010, j'ai uploadé ces fichiers-liens afin de vous remercier pour
tout ce que vous me donner sur cette petite planète Vox ! Je vous
embrasse mes ami(e)s et je vous le dis on va continuer l'aventure de
plus belle en 2010 ! ♥♥♥
Live Bat For Lashes à l'Olympia 04/11/09 :
http://dl.free.fr/ob4CSm5LY
Live de Bat For Lashes à Cologne le 18/05/09 :
http://dl.free.fr/a4cWl2bAC
La vidéo du Live de Natasha Khan à Glastonbury à l'été 2009 :
http://dl.free.fr/pglYdrt6Y
Oasis, The Shock of the lightning et I'm The walrus Live in Buenos Aires 2009 :
http://dl.free.fr/pVIE39sTb
http://dl.free.fr/bbxzNqqD5
Un grand merci aux voxeurs et voxeuses♥ qui ont participé à nos oscars voxiens :)) Je pense à Paix, Zoreil des Hauts, Durin, marye, odette, windy, Haïku, Loridyl, Dreamcatcher, choupnouttes, Clarissa, Leïla, Aurelio, Niggy, Vox Libra, Liza, Galien, Zabou, Wil, Maya, mendragor, Marithé, Franck, menestrel, caprandom, Miss Pompadour...
14 films ont obtenu plus d'une voix, notre sélection vox est une
nouvelle fois particulièrement éclectique, on retrouve les grands
réalisateurs que sont Eastwood, James Cameron, David Fincher, Tarantino
et puis les films d'animation comme "là haut" et "l'âge de glace 3"
tirent eux aussi leur épingle du jeu, un film indépendant avec "Let the
right one in". Une sélection où le cinéma américain se taille la part
du lion puisqu'il n'y a qu'un seul film français, "la journée de la
jupe" (très belle interprétation d'Adjani). Il faut dire que les grands
films français n'ont pas été légion cette année que l'on soit dans le
fantastique, l'aventure, le drame, la comédie (hormis l'excellent
OSS117 et le Dupontel). Une nouvelle fois, à mon sens, un certain
cinéma français confond exigence de qualité avec suffisance et mépris
du grand public. C'est à celui qui fera le moins d'entrées, qui
trouvera l'histoire la plus glauque, le tout avec des acteurs/actrices
prétentieux du type Canet et Duris... sans charisme, au jeu
monolithique. On peut s'amuser et réfléchir, on peut aller voir l'âge
de glace 3 et s'enthousiasmer pour Gran Torino. Le phénomène Ch'ti en
2008 était en quelque sorte l'arbre qui cachait le désert. Le cinéma
indépendant américain devrait nous servir d'exemple et que dire des
maîtres que sont Malick, Mann, Coppola, Cameron, Tarantino, James Gray,
et tant d'autres. Si j'avais un message à adresser aux pontes du cinéma
français, ce serait "réveillez-vous les mecs, vous avez vu Avatar, vous
avez vu let the right one in..." le cinéma mute et il serait dommage
que la France passe une nouvelle fois à côté. C'est un problème de
confiance, quand un Dupontel peine à récolter l'argent pour un film, un
Jugnot en dépense une fortune pour un nanar même pas digne d'une sortie
VHS...loll Prenons des risques, allons vers des styles de cinéma qu'à
tords nous délaissons au ciné us. Une nouvelle fois je me suis sentis
obligé d'insister sur ce mal qui gangrène le cinéma français en le fossilisant littéralement. Sans plus attendre notre classement pour cette année 2009 !
5- En cinquième position nous retrouvons 4 films à égalité parfaite avec trois voix chacun : "The Inglourious Bastards" de Tarantino (Leïla, Galien et Liza), le "Twilight" qui a fait fondre bien des ♥ et qui vous fais mesurer ce qu'il faut parfois endurer pour être un bon papa, n'est ce pas Aurelio...loll (choisi également par Franck et Loridyl). On ne pouvait passer à côté de ce phénomène qui est en train de dépasser ce cher Harry Potter. Une comédie "Good Morning England" sur fond de rock'nroll sixties a plu à Zoreil des Hauts, Durin et Franck, enfin et je suis sûr que seul sa sortie tardive l'empêche d'être plus haut, le dernier James Cameron qui n'est pas prêt de nous quitter avec son sublime "Avatar" (Dreamcatcher, Zabou et The Dude).
4- et 3- Deux films d'animation à égalité parfaite "Là Haut" et "L'âge de glace 3" , le duel Pixar/Dreamworks continue même sur vox. Ceux sont deux belles réussites qui ont fais rire petits et grands, c'est donc avec un grand plaisir que nous les retrouvons dans ce classement 2009 ! si les critiques ont préféré "Là Haut", le public lui a largement plébiscité "L'âge de glace 3" avec 7,7 millions d'entrées en France. Pour "Là Haut" (choupnouttes, Zabou, Aurelio, The Dude) et pour "l'âge de glace 3"
(choupnouttes, Aurelio, Loridyl et Zabou).
2- "L'étrange histoire de Benjamin Button" est second de notre classement. L'excellent film de Fincher avec Brad Pitt (décidément sacré année pour lui puisqu'il est aussi dans le Tarantino) et Cate Blanchett a été plébiscité par Zoreil des Hauts, Haïku, Choupnouttes, Marithé, Miss Pompadour, Zabou et The Dude.
Le "Gran Torino" d'Eastwood succède donc au palmarès à "The Dark Night" en 2008 et "American Gangster" en 2007. Zoreil des Hauts, The Dude, marye, Galien, Zabou, Maya, mendragor, Marithé et menestrel ont choisi ce film qui a enthousiasmé public et critique. L'immense Easthwood à cette première place, une façon de récompenser le travail inlassable de ce génie du 7ème art qui sait réunir cinéphile et grand public. Chapeau Mr Eastwood !
Le classement du Dude : J'ai vu pas moins de 17 films au cinéma cette année, ainsi qu'un nombre incalculable de divx et autres DVD. Je distingue globalement, trois catégories de films : il y a ceux que l'on aimerait mieux oublier, ceux qui nous font hontes (heureusement ils sont peu nombreux, votre serviteur essayant de les éviter au maximum mais parfois c'est le drame...lol), les films cools et sans prétentions, et puis il y a les films "Dudement" bon, que je peux traduire par "fucking great movie". J'ai dû me soumettre à un choix cornélien, celui de n'en retenir que 5 pour bâtir ainsi mon top "Dudesque" ciné de 2009. Plus fort que les Inrocks, que Télérama, Technikart, Chronicar't, Studio et Première réunis... la sélection made in The Dude :)))
-5 "L'étrange histoire de Benjamin Button" David Fincher, Brad Pitt et Cate Blanchett
Sortie le 4 Février 2009.
Dès les premières images, la
magie Fincher opère et l'on est littéralement transporté par cette
histoire au delà de la vie et de la mort, un conte sur la fuite
du temps, l'amour... Brad Pitt et Cat Blanchett sont
impériaux. Le film
n'était pas nominé 13 fois aux Oscars par hasard. L'émotion est palpable
à chaque instant, on sourit aussi et n'y allons pas par quatre chemins
"Benjamin Button" est une très belle réussite, un grand film de cinéma
avec ce supplément d'âme dont je parle souvent. Mention spéciale aussi
aux effets spéciaux qui sont indétectables tant ils sont parfaits, à un
Brad Pitt vraiment immense dans ce rôle et puis aussi l'émotion
apportée par cette histoire d'amour impossible et improbable. David
Fincher réussit encore une fois à nous faire une œuvre à part,
profondément originale. J'ai vraiment passé un excellent moment de
cinéma.
Box Office France : 2 553 732
N'hésitez pas à lire la nouvelle étrange et envoûtante de F. Scott Fitzgerald d'où le film est tiré.
-4 "Là Haut"
Sortie le 29 Juillet 2009.
"Là haut" c'est
du divertissement poétique, cela nous amusent et nous fais réfléchir en
même temps, c'est beau, terriblement beau, doux, envoûtant. Comme pour
Wall E, la magie opère dès les premières minutes, à ce titre le début
de "Là Haut" où l'on voit résumé la vie de Carl est juste sublime. Les
deux personnages principaux de ce film d'animation sont terriblement
attachants, Carl et Russel, on rit de leurs mésaventures, on sèche une
larme qui perle au coin des yeux aussi lorsque certains plans nous
apparaissent dans toute leur splendeur. Rarement un film d'animation
n'aura suscité autant d'émotion, Pixar prouve ici une nouvelle fois
qu'ils sont les seuls à pouvoir faire réellement du divertissement
animé pour les adultes mais aussi pour les enfants. On y retrouve en
effet plusieurs degrés de lecture, les enfants s'amuseront des
péripéties de l'oiseau géant et du chien tandis que les adultes verront
poindre ici ou là une mélancolie rarement atteinte dans ce style de
cinéma. "Là haut" m'a littérallement émerveillé, il rejoint d'hors et
déjà les classiques du genre, une réussite totale. Après le succès de
Wall E, nous surprendre à nouveau paraissait difficile, pari remporté
par Pixar qui nous montrent qu'ils sont bel et bien au sommet des films
d'animation.
Box Office France : 4 383 394
-3 "Gran Torino"
Clint Eastwood
Sortie le 25 Février 2009.
"Gran Torino" est un
savant mélange d'émotion, d'humour, on y rit, on y pleure, bref c'est
du cinéma, du vrai, du grand, avec des acteurs/actrices au diapason
d'un Clint Eastwood impérial. Eastwood qui a lui-même fait la guerre de
Corée semble livrer ici un film testament regroupant tous ses thèmes
favoris, le remord, la rédemption, la vengeance... D'une histoire somme toute banale Clint Eastwood nous
sors là un immense film et l'on ne peut qu'applaudir à la fin de la
séance. Si je n'avais qu'un bémol à donner sur ce film c'est qu'il est
trop court, je serais bien resté une demi heure de plus avec Walt
Kowalski, Sue et Thao... Les critiques de la presse étaient dithyrambiques
mais c'est vraiment mérité. Un grand moment de cinéma.
Box Office France : 3 349 126
-2 "Avatar" James Cameron Sortie le 16 Décembre 2009.
Après "Titanic" et son succès critique et publique démentiel, le nouveau James Cameron était attendu au tournant tant il semblait difficilement pensable que le réalisateur puisse dépasser cette oeuvre maîtresse. Mais Cameron nous avait prévenu, voilà dix ans qu'Avatar trottait dans sa tête, dix ans le temps qu'il aura fallut pour concevoir le matériel nécessaire à la matérialisation des rêves de Cameron. Projet dantesque (on parle de 500 millions de dollars de budget), film de tous les superlatifs, le mal qui guettait Cameron était celui qui a touché l'autre roi du divertissement SF Georges Lucas, qui c'est perdu corps et âme dans une prélogie sans cœur, froide et superficielle. La première réussite d'Avatar c'est justement d'avoir rendu cet univers créé de toute pièce par les effets spéciaux, palpable, on est sur Pandora et l'on a qu'une envie, partir à la découverte de ce monde incroyable imaginé par le réalisateur. Là où Lucas avait pêché en oubliant que les effets spéciaux ne remplaçait pas une histoire, un script, Cameron nous transporte dans une épopée écologique sombre et envoûtante. La magie de Cameron a toujours été de pouvoir associer cinéma populaire de divertissement et grand cinéma. La voilà la réussite d'Avatar, il y avait eu auparavant la première saga Star Wars, puis au milieu des années 2000 la trilogie du Seigneur des Anneaux, il y aura un avant et un après Avatar, c'est une certitude tant ce dernier nous fais entrer de plein pied dans ce qui va constituer le cinéma de la décennie 2010-2020. On savait Cameron visionnaire, on le découvre prophète d'un cinéma où les effets spéciaux s'incarnent véritablement pour donner chair à une histoire touchante et plus complexe qu'on ne le pense au premier abord. Avatar clôt donc cette décennie de la plus belle des façons et ouvre un nouveau chapitre particulièrement excitant dans l'histoire du septième art.
-1 "Let The Right One In" de Tomas Alfredson, sortie le 4 Février 2009.
Mon coup de ♥ de l'année cinéma 2009, je le
dois à notre planète Vox, je le dois à cet esprit de partage, à cette
communion qui nous anime, je le dois plus précisément à l'ami Niggy que je remercie ici chaleureusement. Il m'a dit un jour, nous étions au mois de Novembre, "Dude, j'ai vu the fucking awesome movie, cela s'appelle "Let The Right One In"(titre traduit en français par Morse), et c'est tout ce que Twilight n'est pas." N'étant pas du tout attiré par l'univers
guimauve des "vampires à l'eau de rose made in Twilight", j'avoue que
cette entrée en matière a de suite suscité ma curiosité. Je regarde la
Bande annonce et reste sous le choc ! Je suis saisi d'une émotion qui me fait
pressentir que je suis là en présence d'un film de genre qui fera date.
"Let The Right One In" est l'archétype du film indépendant qui nous
démontre une nouvelle fois qu'avec peu de moyen, l'on peut réaliser du
très grand cinéma. L'affiche est saisissante, énigmatique à l'image de cet ovni du réalisateur suédois Tomas Alfredson , sorti dans un anonymat presque complet en France le 4 Février 2009. Couronné avec le prix de la critique et le prix du Festival de
Gerardmer en 2008 (Le festival du film fantastique), qualifié par le
grand Guillermo Del Toro de "film le plus poétique et obsédant qui soit",
rien que cela, célébré des Inrocks à DVDrama ou encore Télérama en
passant par Libération et Première, le moins que je puisse dire après
avoir vu ce film hier soir c'est que ces éloges sont pleinement mérités
tant ce film est un pure moment de grâce.
Il a été aussi élu film de l'année par le magazine Technikart, à ma
plus grande joie. Cette œuvre ne sortira pas avant mars en DVD (je
l'avais commandé pour Noël mais malheureusement ce retard me fût
confirmé par la Fnac...). Beauté des images, qualité
des effets spéciaux qui savent se faire très discrets et sont au
service du film, de l'histoire et non l'inverse, jeu époustouflant (je
ne trouve pas d'autres mots) de ces deux gamin(e)s Kare Hedebrant etLina Leandersson,
on
est tour à tour mal à l'aise, effrayé, ému et touché, tout ce que
l'on souhaiterait ressentir au cinéma est ici dans ce film absolument
fascinant, à mon sens (et Niggy me rejoins j'en suis sûr) c'est un chef
d'œuvre, un film culte en puissance. Je ne vous parle pas de
l'histoire, je ne peux que vous inviter à regarder la BA sur le site de
Niggy via ce lien :
http://niggytardust.vox.com/library/video/6a00fa9687bdfb00030123ddd44e34860c.html
Pour voir à votre tour ce film, je peux seulement vous indiqué qu'il est disponible sur le web (légalement bien sûr, ne me faites pas dire le contraire...loll)
dans une version sous-titré en français. Une chose est sûr ce "Let the
right one in" fera date dans l'histoire du cinéma fantastique ! Place à
2010 à présent :)
The Dude.
Pour 2010, en guise de premier collavoyage, je vous propose ce petit texte ...
Je l'ai senti s'étirer l'autre nuit, comme si l'on avait cousu son extrémité à mon nombril et qu'on l'avait laissé filer, avec le reste, au gré des vents, dans l'entrebailement d'une de ces fenêtres ouvertes sur soi ... ou en soi. ça tiraillait tout juste, pas vraiment mal, parce qu'il y avait en fond ce son tendu comme un arc, cette imperturbable linéarité de ce qui ne saurait être mu : et l'un flottant autour de l'autre, comme les variations sur un même thème, c'était un peu de la bande originale de ma vie qui s'étiolait dans l'air brut, sans âme et sans odeur de la pièce. J'aurais voulu le corps, j'aurais voulu l'esprit, pour que l'un et l'autre suent la sève sublime de leur rencontre, en un point où de fil il n'est plus, que la courbure que l'on veut bien donner au monde pour qu'il nous ressemble ... c'est dans ces instants-là que les scènes, les points de vue, les cadres surgissent ... et c'était comme si lui-même était une personne légèrement différente dans chacun de ces cadres. Son intuition lui soufflait que ce compartimentage était une bonne chose, qu'il lui permettait de protéger la source la plus précieuse, la plus intime de la seule force qu'il possédât, la musique. Ce n'était qu'avec la musique, baigné en elle, qu'il se sentait vraiment en sécurité. Elle seule avait le pouvoir de le sortir de lui-même, de le soulager de son propre fardeau (1). N'était-ce pas cela l'infinité de soi, cette capacité moins à être libre qu'à connaître les chaînes qui vous entravent, à savoir où est la clef, comme on s'ébroue de sentir au fond de sa poche, tandis que tant d'autres la cherchent, la carte figurant où l'on a lâchement enterré sa véritable intimité.
Le voici donc ce fil qui vole et qui s'accroche un peu aux branches, de ci, de là, puis s'enroule et serre, se resserre, asphyxie sa propre autonomie, réaliste, sévère, puissant, complètement maître, croit-il, de ses errances : puis la sensation se dissipa. Il respira lentement, entra et tourna vers l'angle qu'il lui restait à observer, caché derrière la porte. (...) et ce qu'il vit fallit lui faire pousser un cri. Assis sur une chaise, de dos, un homme attendait.(2) Lorsque je me levai, la nuit avec les barreaux dans les côtes se rapela au souvenir de mes muscles abdominaux endoloris. Mais j'étais là, bien là, près à me lever, parce que l'horloge indiquait 8 heures en ce jour de nouvel an, sur cette nouvelle page, avec ce nouveau cadre et rien dedans.
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(1) Extrait de Conroy (Frank), Corps et âme, Editions Gallimard, 1996, p.266
(2) Extrait de Somoza (José Carlos), La Dame n°13, Actes Sud, 2005, p.404
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NB : Si vous souhaitez créer un collavoyage à votre tour et le poster, merci de respecter vos sources en les marquant et citant avec leurs références - c'est aussi respecter le lecteur qui découvre d'autres oeuvres par ce biais - et soi-même, par honnêteté intellectuelle. Pensez à taguer votre post avec le terme "collavoyage".
Un gars arrive dans un bar, va au comptoir, commande deux rouges : un
dans un verre et l'autre dans un dé à coudre. Le garçon, pas
contrariant, obtempère.
Le gars boit le verre et, de la poche supérieure de son veston, sort un petit homme de trois centimètres, qui descend le long du bras, va boire le vin qui est dans le dé, puis, remontant en titubant un peu, rentre dans la poche.
— Extraordinaire ! dit le garçon. Pas croyable ! Un aussi petit homme... Merveilleux ! Vous le connaissez depuis longtemps ?
— Quelques années. C'était en Afrique.
— Ah bon... Il y a en Afrique une tribu où les hommes sont aussi petits que ça?
— Non, non, pas du tout. C'est pas ça. Comment qu'il s'appelle, déjà, ce village où je l'ai rencontré ?
Il fouille dans sa mémoire : peine perdue.
Alors, il sort le petit homme de sa poche, le pose sur le comptoir et lui demande :
— Dis-donc, Marcel, comment qu'il s'appelle le patelin où t'as traité le sorcier d'enfoiré ?
Un homme fait la queue devant un cinéma. Involontairement, il écrase, très douloureusement, les orteils d'un autre homme placé derrière lui.
Cet homme pousse un cri affreux et une dame, placée à ses côtés, se penche en avant pour mesurer l'ampleur des dégâts.
A ce moment, le premier homme, levant malencontreusement le bras, enfonce son pouce dans l'œil de la pauvre femme qui pousse à son tour un cri atroce.
Je vous présente ma femme, dit l'homme aux orteils écrasés à son
«
bourreau ».
Heureusement, les enfants sont restés à la maison...
Renouveaux déjà vus.
Embrassades convenues.
Saveurs au bonheur.
Innocence en fraicheur.
Larmes à l'amertume.
Tristesse en coutume.
Eclabloussures au rire.
Traces des soupirs.
Infusions à la désillusion.
Déceptions à répétition.
Envies cachées.
Jardins secrets.
Cataplasmes de douleur.
Masques de froideur.
Façades d'épices.
Attentes supplices.
Récompenses savoureuses.
Vengeances malheureuses.
Triomphes sans gloire.
Soifs de savoir.
Oublis salvateurs.
Fines douceurs.
Fontaines de Jouvence.
Coeurs en faïence.
Boites de Pandore.
Silences d'or.
Année charnière.
Destins ouverts.
C’est là qu’habite Bouing, la grenouille. Le matin, leur ami est souvent sur sa feuille de nénuphar pour profiter des rayons du soleil.
Toutefois, aujourd’hui, il n’y est pas.
Minouche et Trottinou se regardent, étonnés.
- Bouing ! Appellent-ils.
Aucune réponse.
- Il dort encore ? Dit la lapine.
- Ah non, Bouing est toujours le premier réveillé, répond Trottinou. Peut-être s’est-il absenté ?
Minouche secoue la tête.
- Ce n’est pas possible. Bouing ne s’éloigne jamais de la rivière. Nous devons le trouver.
Ensemble, ils partent à sa recherche. Ils regardent sous le petit pont, fouillent dans les roseaux et dans les hautes herbes, mais leur ami n’est nulle part.
- Il ne serait quand même rien arrivé de grave ? Demande Minouche.
- Qui sait, bredouille le souriceau en s’approchant de l’eau, il s’est peut-être noyé ?
Soudain, quelque chose de vert bondit au-dessus de leur tête et saute droit dans l’eau. Plouf ! L’eau éclabousse de tous les côtés.
Trottinou et Minouche sont trempés. Ils ont eu une peur bleue.
- Je vous ai bien eus, non ? S’exclame Bouing en riant.
- Bouing ! Quel farceur ! S’écrie Minouche tout en se frottant la tête avec les pattes pour se sécher.
Les nues. Univers de romance et de poésie.
Célestes, majestueuses, en variation de bleu, parfois encre, souvent clair, douceur, légèreté, bonheur.
Mais Tomber.
Des nues.
Ouvrir. Découvrir. Voir. Réaliser. Apprendre. Déceler. Déchiffrer. Lire. Entendre. Détecter. Discerner.
Tomber des nues n'est pas une chute libre dans le vide. C'est un électrochoc de bienvenue dans la connaissance.
Le temps qu'il faut à ton sang pour passer d'une oreillette à un ventricule, et toi tu es passée de la croyance naïve à la réalité crue.
Ce qui fait la stupeur, celle qui coupe le souffle, ce n'est pas le fait d'avoir atterri sur terre brutalement, c'est le fait de réaliser que tu vivais auparavant dans les nues.
Ce qui fait la stupeur, celle qui te change pour toujours, c'est autant la découverte de la vérité, que la déception d'avoir été aussi naïve.
Mais tomber des nues, est une chance.
Passés la stupeur et tremblements, ce qui ne t'a pas tué, t'a rendue plus forte.
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